Claude LEVI-STRAUSS en 15 dates

1908 : naissance à Bruxelles. Il grandit à Paris dans une famille de peintres. Chez lui, on chante Offenbach par cœur et on va à l’opéra, même quand on manque d’argent. Pendant ses vacances dans les Cévennes, il se passionne pour la géologie, la nature et le camping.

Années 1930 : il devient agrégé de philosophie. C’est à cette période qu’il se met à lire les œuvres de Karl Marx et Sigmund Freud. Il est envoyé en province pour étudier mais sa priorité reste son activité de militant socialiste.

1931 : il entreprend des études de droit et obtient cette même année l’agrégation de philosophie.

1932 : il se marie à l’ethnologue Dina Dreyfus.

1934 : un dimanche à 9h du matin, il reçoit un coup de téléphone qui va changer sa vie : on lui apprend qu’il sera professeur de sociologie au Brésil.

1935 : il part pour le Brésil comme professeur de sociologie à l’Université de Sao Paulo. Au cours des années qui vont suivre, il va étudier les tribus Indiennes de l’Amazonie.

1941 : de retour en France, les lois raciales du régime de Vichy l’obligent à s’exiler aux Etats-Unis.

1948 : il défend et publie sa thèse, « Les Structures élémentaires de la parenté ». L’anthropologue devient directeur d’études à l’Ecole Pratique des hautes études.

1955 : publication de «Tristes Tropiques », son plus célèbre ouvrage. Ce livre est le résultat de son étude sur les sociétés dites « primitives ».

1959 : il est élu au Collège de France à la chaire d’anthropologie sociale.

1962 : publication de son ouvrage « La pensée sauvage », qui bouleverse la pensée Occidentale sur les sociétés sans écriture. La pensée n’est pas que dans le langage et la rationalité, elle est partout à l’œuvre.

1967 : il obtient la médaille d’or du CNRS

1973 : il est élu à l’Académie Française et remporte la même année le prix Erasme. Il récolte par la suite une multitude de hautes distinctions, telles que la grande croix de la légion d’honneur française, le titre de Commandeur de l’ordre de la Couronne en Belgique ou encore celui de Commandeur de l’ordre de la Croix du Sud au Brésil.

2008 : ses œuvres entrent dans la collection de la Pléiade.

2009 (30 octobre) : il meurt d’une crise cardiaque à Paris, à 100 ans. Il est inhumé à Lignerolles, en Côte d’Or.

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Henri-Emile CHEVALIER en quelques dates

Homme de lettres français

13 décembre 1828 : naissance à Chatillon-sur-Seine

2 décembre 1851 : il commence sa carrière dans un régiment de dragons et fait des débuts littéraires précoces dans la presse locale. Ayant porté les armes, il est contraint de s’exiler à la suite du coup d’Etat du 2 décembre 1851.

1853 : Emigré à New-York, il écrit des feuilletons dans le Courrier des Etats-Unis ». Il se rend la même année à Montréal au Canada et fonde un an plus tard, en 1854, la Ruche littéraire et politique. Il écrit de nombreux romans-feuilletons historiques :

1854 : parution de son ouvrage l’île de sable

1858 : parution de l’Héroïne de Châteauguay

Il écrit des journaux démocratiques et occupe le poste de bibliothécaire de l’Institut Canadien.

1860 : il accepte l’amnistie. Il écrit des nouvelles dans les journaux, comme le pays et l’Opinion nationale et des séries de romans sur les Amérindiens. Il prend place au Conseil municipal de Paris et finit par un enterrement civil.

26 août 1879 : mort à Paris

Les principales œuvres :

  • L’héroïne de Chateauguay, épisode de la guerre de 1813 (Montréal, 1858)
  • Le pirate du St Laurent (Montréal, 1859)
  • Dans la série intitulée Drames de l’Amérique du Nord : les Pieds-Noirs (Paris, 1861)
  • La Huronne (Paris, 1861)
  • Les Nez-Percés (Paris, 1862)
  • Les derniers Iroquois (Paris, 1863)
  • Les requins de l’Atlantique (Paris, 1863)
  • Peaux-Rouges et Peaux-Blanches (Paris, 1864)
  • La fille des Indiens rouges (Paris, 1866)

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ANDRE MARY – Poète Français

20 novembre 1879 : naissance à Châtillon-sur-Seine 

Fidèle à sa Bourgogne natale et fondateur de l’Ecole gallicane, il cherche à rendre vie à des formes poétiques médiévales et à des expressions disparues.

Cet écrivain, poète et philologue a écrit sur la forêt Châtillonnaise. Il a notamment écrit sur des personnages célèbres tels que :

Jeanne d’Arc : « Paroles authentiques de Jeanne d’Arc, tirées du procès de 1431 et des chroniques contemporaines » (éditions Fernand Roches, 1931)

Yvain : « Yvain ou le chevalier au lion » (éditions Viateley, 1957)

Tristan et Iseut : « Tristan et Yseut » (1941). C’est le premier traducteur de grands textes médiévaux en français moderne.

1907 : parution de son ouvrage Les Profondeurs de la Forêt

13 janvier 1962 : mort à Paris

Citations :

Théophile GAUTIER : « C’est un talent fin, discret, un peu plus timide que celui de Theuriet ; il a la fraîcheur, l’ombre et le silence des bois, et les figures qui animent ses paysages glissent sans faire de bruit comme sur des tapis de mousse, mais elles vous laissent leur souvenir et elles vous apparaissent sur un fond de verdure, dorées par un oblique rayon de soleil » (Histoire du Romantisme, p 378).

Jules LEMAITRE de l’Académie française : « Son œuvre entière m’apparaît comme un vaste morceau de campagne, avec des rivières entre les pentes boisées et je me dis « Qu’il y fait bon ». Il le considère même supérieur à George Sand (Les Contemporains, Cinquième série, P18 et 19).

« Lorsque la chair est consommée,
L’esprit règne aux champs d’Idumée:
Sous la cendre couve le feu,
Sous l’homme était caché le dieu,
Dont sera la fête chômée
Un jour. »
Poèmes et Rondeaux (1924)

Distinctions :

  • 1929 : prix Montyon pour le roman de la rose
  • 1936 : prix Jules Davaine
  • 1939 : prix Caroline Jouffroy-Renault
  • 1955 : prix Auguste Capdeville pour l’ensemble de son œuvre poétique
  • 1959 : prix d’Académie pour l’ensemble de son œuvre poétique

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Joseph CRESSOT en quelques dates

Ecrivain régionaliste français

10 janvier 1882 : né à Chatoillenot en Haute-Marne, cet écrivain régionaliste français s’est beaucoup intéressé à la pauvreté, à la campagne et au monde de l’agriculture. Il nait dans une famille de vignerons et de manouvriers.

Doué pour les études (qu’il a fait à Joinville, Beauvais, l’Ecole Normale de Saint-Cloud, il a une carrière de professeur d’inspecteur primaire (avant et après sa mobilisation lors de la 1ère Guerre Mondiale).

1930 : est nommé directeur de l’Ecole Normale de garçons de Montigny-Lès-Metz en Moselle

1937 : c’est pendant son séjour en Moselle qu’il fait paraître Le Paysan et son village sous forme de feuilleton. Il y raconte son enfance dans un village des environs de Langres aux confins de la Champagne-Ardenne.

1941 : il est nommé inspecteur général des Ecoles Normales, poste qu’il occupe jusqu’en 1952.

1943 : parution de son livre Le Pain au lièvre, qui connaîtra un franc succès en plusieurs rééditions. Cette même année, il devient fonctionnaire pour l’Education nationale. Son ouvrage lui vaut le prix Sully-Olivier de Serres.

16 février 1954 : mort à Saint-Cloud, département de la Seine et enterré dans le petit village d’Avril en Meurthe-et-Moselle.

Œuvres :

  • L’Education morale à l’école primaire, Strasbourg, Istra, 1947
  • Le Jean du Bois, Paris, Delamin et Boutelleau, 1950
  • Le Pain au Lièvre, Eau-forte de Charles Bouleau, Paris, Delamain et Boutelleau, 1943

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