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Les Ecraignes de Louise MICHEL : un symbole révolutionnaire

12 avril 2021 Comments

Avez-vous déjà lu l’ouvrage de Louise MICHEL intitulé « La révolution en contant ; histoires, contes et légendes » ?

A travers ses mémoires, elle raconte comment sa grand-mère l’emmenait régulièrement assister à des « Ecraignes » dans sa jeunesse, notamment à Chassigny (Haute-Marne), d’où son attirance pour le surnaturel.

Emile JOLIBOIS, auteur d’un « Dictionnaire de la Haute-Marne » (1858), suppose que « à l’origine, les Ecraignes du Moyen-Age étaient des espèces de réduits en partie souterrains, qu’on recouvrait de branchages et de terre pour y concentrer la chaleur et peut-être pour y couvrir les parfums de soufre ».

Nous pouvons définir les Ecraignes de cette manière. Il s’agit de cavités naturelles, positionnées à l’extérieur des villages, recouvertes de branchages. De nombreux auteurs régionalistes se sont amusés à utiliser des nominatifs plus ou moins élogieux pour décrire ces bâtisses, tels que des cagnas, des cambuses, des canfouines, des taudis, des tanières, des bordes ou encore des cul-de-loup.

Louise MICHEL, quant à elle, parle de veillées dans lesquelles les femmes se réunissaient dans le plus grand secret dans des lieux tels que décrits ci-dessus.

Sylvain MARMORAT est natif de Châtillon-sur-Seine. Grâce à son grand-père, il a eu la chance de découvrir la forêt Châtillonnaise ainsi que sa continuité Haut-Marnaise. Ce grand-père, ancien directeur d’école était également féru de théâtre et de lecture. La découverte des paysages devenait à la fois un cours d’histoire, de géographie, d’hydrographie et de littérature, allant même jusqu’aux sciences naturelles. En tant que metteur en scène, il souhaite restituer son histoire, son patrimoine, son récit ainsi que l’environnement dans lequel il a vécu.

C’est ainsi qu’un projet, axé sur la dimension artistique et l’ancrage local, est né (au sein du Parc National de Forêts en Champagne et Bourgogne). Vous en saurez davantage prochainement. En attendant, bonne continuation à tous. A très bientôt.

Clément PRIVOLT

Photo libre de droit