PHÈDRE ET HYPPOLYTE de Jean Racine

MISE EN SCÈNE
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SYLVAIN MARMORAT

Appropriation de la langue
Nous avons abordé notre travail en posant le respect absolu de la partition écrite par Racine : ponctuation, souffle, respiration. Non pas dans une idolâtrie étroite de l'auteur, mais dans une recherche de "massification du texte" : l'unité par le souffle, l'appropriation de la langue .
Cette démarche ne signifie pas la négation du corps et de la sensualité : une fois que le comédien trouve "le souffle vivant", le corps suit naturellement cette musique. Le jeu et le dire ne seront ni projetés ni exclamés.


Intimité et proximité
L'espace scénique est un vase clos, un ventre, une arène ou l'on introduit le spectateur , une ellipse où se mêlent le bois et la toile. Trois gradins disposés en U, rassemblent les spectateurs dans une proximité intime avec les comédiens.
Il s'agit d'offrir des états, des regards, des corps livrés, la musique des mots comme un chant vers la mort. L'espace vide trouve sa justification, le comédien sa place, le spectateur l'essence des sens.

Fragments